Sciences du numérique

En une quarantaine d’années, l’informatique et les sciences du numérique ont bouleversé de façon profonde la société : dans l’accès à l’information, dans l’organisation du travail, dans la façon de faire de la recherche, dans nos rapports sociaux, dans les méthodes d’enseignement, dans notre quotidien, dans notre façon de consommer, dans nos relations familiales, ...

Nous vivons l’une des plus profondes transformations que la société ait connues en un temps très court ; une transformation bien plus importante que ne l’a été la révolution industrielle.

Si notre monde est devenu pour une bonne part numérique, nous sommes dans une situation de soumission où la place qui est laissée aux citoyen-ne-s est celle de consommateur des objets numériques et d’utilisateur des logiciels qui les accompagnent. À l’inverse, à l’ère industrielle, les enseignements populaires de physique-chimie (et la culture scientifique connexe) avaient été introduits pour que des notions comme celle d’énergie ou de produit acide, n’apparaissent pas comme magiques, mais soit partagées par chacun-e pour s’approprier les nouveaux objets du quotidien. Au delà des intérêts marchands liés au besoin d’«appropriation» du numérique, nous avons besoin de mettre en œuvre ce partage de connaissances en Informatique et Sciences du Numériques (ISN), pour nous permettre ensemble de devenir des citoyen-ne-s éclairés sur ces sujets.

En effet, l’informatique a toujours été une science à part entière, couvrant aussi bien des champs techniques que théoriques. Dans la recherche scientifique, l’informatique a non seulement accéléré le rythme et le nombre de découvertes, mais elle a aussi changé la nature même des problèmes comme le prédisaient les pionniers que sont Alan Turing ou Grace Hopper.

Dans un projet où nous voulons que la culture scientifique «passe au numérique» nous devons évidemment commencer par partager les sciences qui ont fait le numérique. Il y a urgence à comprendre et prendre du recul sur ces formidables outils qui nous accompagnent tous les jours dans tout ce que nous faisons, mais qui en même temps posent de nombreuses questions sur cette course technologique, sur l’obsolescence programmée, sur le fossé numérique qui se creuse, sur les libertés individuelles, sur la pertinence des informations dont nous sommes abreuvés.

L’objectif est ici l’éveil des jeunes aux sciences qui ont fait le numérique. Cela permet l’accès à l’autonomie devant les enjeux du numérique. Au niveau de la réflexion scientifique et de la démarche de découverte, d’orientation, de construction de connaissances nouvelles, cela permet de partir d’un univers qui leur est tout à fait familier (les objets numériques) et de leur montrer que ces sont des «maths» et de l’ «info» qui ont générées Internet.

En termes d'égalité des chances le levier est triple

  • En initiant aux fondements du numérique, on donne la possibilité aux jeunes de ne pas méconnaître qu’il existe de nouveaux métiers (liés à l’informatique, au Web, ..) dans ce domaine qu’ils se sont déjà pré-approprié et que le chômage est marginal dans ces filières.
  • Nous constatons au quotidien que des jeunes qui ont du mal à exprimer leur pensée à travers une rédaction, ou à accéder à des abstractions mathématiques, peuvent rebondir intellectuellement en s’essayant à la programmation et à la découverte des abstractions informatiques. Au moins, l’ordinateur ne juge pas, il est ludique et laisse toujours une 2nde chance.
  • En terme d’égalité des genres, alors que d’autres disciplines dites « techniques » sont très masculinisées, ici l’appropriation du numérique est telle que nous disposons de vraies ouvertures pour offrir une science de l’information et de la communication ouverte aux deux genres, à l’instar de «Pobot» dont les robots ne sont pas réservés à la moitié masculine du genre humain.
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