Vivant, matière et Technologie

De nombreux analystes constatent depuis plusieurs années une désaffection des sciences auprès des publics jeunes, qui ne trouvent pas à l’école les approches ludiques et participatives qui font le succès des jeux interactifs dont ils sont friands.

Or la science, pour peu que l’on fasse appel à la créativité et à la participation directe des jeunes à sa mise en œuvre, s’avère être féconde pour inciter à réfléchir sur le monde qui nous entoure, détecter les pièges de la «réalité» et combattre les fausses illusions (retour à des «croyances» plus ou moins ésotériques pour expliquer le monde).

Le «jeu», loin d’être une perte de temps, est compatible avec l’enseignement des sciences, comme le prouvent toutes les manifestations de type «Fête de la Science». Dans ces manifestations, les jeunes mettent «la main à la pâte», sont confrontés à des «questions» qui paraissent anodines mais ne sont pas si simples que cela à résoudre, même si elles se rapportent à leur quotidien (matériaux; forces; énergies; organisation; développement; etc.).

La liaison entre le vivant (végétal et animal), les matériaux (naturels ou issus de la technologie humaine) et la technologie, est une source inépuisable de comparaisons et d’analogies très fécondes. Elle invite à une réflexion sur le statut du modèle et le rôle de la modélisation, activité essentielle au fonctionnement de la science. Si les enfants entendent parler du «vivant» essentiellement pour la nécessité de le protéger du développement humain, ils savent moins que le vivant peut être source d’inspiration pour les chercheurs et les ingénieurs.

La plupart des thèmes «Vivant, Matière, Technologie» sont centrés sur l’optimisation, avec, à la clé, des approches expérimentales pour la fabrication de divers objets du quotidien (véhicules, textiles, matériel pour le sport ou les activités de pleine nature, prothèses médicales, etc.).

Il y a aussi, toujours via des approches ludiques et participatives (typiquement en démarche d’investigation, approche recommandée pour l’enseignement des sciences à l’école), la possibilité d’explorer le monde de la «physique du quotidien», thème favori et célèbre du Prix Nobel Pierre-Gilles de Gènes, là encore avec des exemples mêlant physique, chimie, biologie, cuisine, bricolage, etc.

Les objectifs du thème «Vivant, Matière, Technologie» sont d’éveiller chez les jeunes le goût pour les sciences au sens large, et l’accès à l’autonomie dans la réflexion scientifique et dans la démarche de découverte, d’orientation et de construction de connaissances nouvelles.

Les contenus «Vivant, Matière, Technologie» visent ainsi à une meilleure compréhension de la méthodologie scientifique, en particulier le rôle de la modélisation en science. La pluridisciplinarité des thématiques engage en effet les participants dans une réflexion sur les similitudes et différences entre phénomènes et sur les outils possibles pour en rendre compte.